De toute manière, à part vous, personne ne peut comprendre, puisque personne ici ne me connaît.

Par où commencer. J'ai tendance à partir en live quand j'ai quelque chose à dire, comme là, par exemple. Certainement par pudeur. Je pourrais faire une rétrospective de mon degré de sociabilité, une rhapsodie mélancolique, ou encore une aquarelle des années passées, mais je ne m'en sens pas capable, et d'ailleurs je n'en vois pas l'utilité ; je pense que vous avez tous un ressentiment vis-à-vis de moi bien différent de mon "auto-ressentiment". J'ai tellement de choses à dire qu'aucun mot ne me vient.
Bon, une petite aquarelle des années passées me semble inévitable, tout compte fait. Attention, début d'un passage cucul-la-praline : ces 3 années à vos côtés ont certainement été les meilleures, et les plus difficiles. L'un ne va pas sans l'autre. Difficiles, au niveau de l'adaptation à une vie nouvelle, et les meilleures, parce que j'ai beaucoup appris de vous. Ha j'aime pas ça, ça ressemble à des phrases toutes réchauffées, mais c'est mon avis, en quelques mots. fin du passage cucul-la-praline.
Par chance, vous êtes dans la même ville que moi pour cette nouvelle année. Mais cette année, encore un nouvelle vie, encore une nouvelle adaptation à choper, Je tombe du ciel avec une vie nouvelle. C'est exactement ça. Et je ne sais pas par où la choper, cette vie nouvelle. Fac + indépendance = perte de repères. Je vous l'ai toujours dit, depuis le début, je n'aime pas cette ville. Je n'y arrive pas. Et vous savez pourquoi? Parce que je ne sais pas par où choper cette nouvelle vie, encore une fois ! Je ne suis pas prête à l'indépendance, et par conséquent, je n'ai toujours aucun repère, et je suis instable. Mes semaines peuvent se résumer à "Fac, boulot, dodo". Mes week-ends, je retourne près de ma famille, là où j'ai mes repères.
Je suis partie dans une direction "anti-vie-sociale". Je pense que j'ai pris un rythme de vie à l'opposé du vôtre, et c'est peut-être pour cela que j'ai lâché prise. Ce que vous me reprochez, c'est bien de ne pas avoir donné de nouvelles? Oui, j'ai eu tort, et vous donner comme excuse "je n'avais plus de portable pendant près de 2 mois" serait plus que ridicule. Non, je le sais, j'ai fait du grand n'importe-quoi. J'ai totalement nié toute vie sociale.
Je crois que je suis spécialiste du "je-parais-froide-lorsque-j'écris-alors-que-ce-n'est-pas-mon-intention" ! Non, je veux juste essayer d'expliquer le plus clairement possible mon "point de vue". Vous pensez que je vous fuis? C'est à la fois vrai, et faux. Vous fuir? Non. Fuir? Oui. Je fuis, ma vie m'échappe, et ça a tendance à légèrement m'exaspérer. Je m'exaspère. Vous avoir laisser croire que je ne voulais plus de vous, vous avoir laissé dans le doute, je m'en veux. Vous entendre me dire ça, m'en rendre compte, je me fuis moi-même. Je vous ai perdu comme je me suis perdue. Oui vous m'avez donné beaucoup d'occasions. Des invitations, que j'ai dû décliné, par malchance, par indisponibilité. Je n'étais pas disponible, ni pour vous, ni pour moi.
Je pense que vous l'avez compris, ça va mal. Je sais, ce n'est pas une excuse. J'aimerais revenir, mais je pense que j'aurais du mal à me réintégrer, parce que je me sens vraiment mal-à-l'aise, en ce moment-même. Je voulais tout vous dire, en face, autour d'un verre, ou d'une tasse, ou même autour de rien du tout, n'importe, mais j'ai peur. Une chose est sûre, je veux vous revoir, que tout redevienne comme avant, mais j'ai peur de toute rancune. Je préfère m'arrêter là. J'espère avoir des réponses, et si vous m'en foutez plein la tronche, je comprendrais que c'est fini.

Oui, je le dis haut et fort :
(et en souligné, en italique, et en gras)
tous les torts sont pour moi.
Advienne que pourra.
(En tout cas, je vous aime.)
Si vous voulez me répondre de manière plus "privée", j'ai toujours une adresse email "hey.june@live.fr".

